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Terminus Hong Kong | ![]() |
Hong Kong, lundi 2 juin 1997, 23h00...
Le dernier tour de piste
C'est dans les bruissements et l'agitation perpétuelle d'une ville magnifique que nous avons achevé le périple. Sous les néons fluos d'une cité qui attend de revenir à la Chine, nous étions aussi sonnés que les habitants. Huit jours pour nous dire qu'un avion allait en, douze petites heures, nous ramener au point de départ d'un voyage qui aura duré neuf mois. Ce dernier carnet de route pour vous dire au revoir et vous remercier d'avoir suivi et soutenu notre projet. | ![]() |
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Immense centre commercial ? Cité où seul le fric serait roi ? Mauvais goût de nouveaux riches ? Hong Kong ne compte pas ses détracteurs. Etait-ce l'approche du retour ? La nostalgie inhérente aux belles histoires qui finissent ? Nous avons succombé aux avances de cette ville aguicheuse. Pour son extravagance. Pour ses rues animées jusqu'aux heures les plus tardives. Pour ses paysages urbains, qui comptent parmi les plus beaux du monde. Pour son rentre-dedans. Pour l'éclairage cru que la cité lance sur les convoitises, fussent-elles étatiques ou individuelles. Et à l'heure où le soleil se couche, il est une balade à faire absolument : prendre le "Peak tram", ce tramway relooké qui part coller aux flancs des collines de Hong Kong island, l'île principale, la plus belle aux yeux de ceux qui aiment la folie des urbanistes qui montent sans complexes à l'assaut des nuages. Depuis la terrasse du mont Victoria, Hong Kong s'étale, splendide et impudique. Vue imprenable sur une mer de buildings, sur le royaume de la ligne droite qui pousse sur des rocs recouverts d'une végétation tropicale. Les avions décollent au ras des immeubles, effleurent les montagnes, virent à angle droit pour éviter la collision puis grimpent enfin vers des cieux plus calmes. Le soleil se couche. Le ciel vire au bleu marine, la couleur des âmes qui ont le blues. Demain, nous serons à Paris. | ![]() |
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