Douanes. Une forte tendance
à la paranoïa se retrouve dans tous les guides de
voyage : attention aux drogues qu'on peut vous glisser
dans le sac, attention aux gens trop gentils qui vous
offrent des boissons aromatisées aux somnifères,
attention aux agressions... Nous, on a rencontré des
gens d'une gentillesse extrême et des rues très
rassurantes même en pleine nuit. Les douaniers nous ont
inspecté d'un oeil fatigué, tamponné nos autorisations
d'entrée et de sortie sans même prendre la peine
d'ouvrir nos sacs. Il vaut donc mieux laisser la parano
à la maison. En ouvrant l'oeil tout de même, mais pas
plus que d'habitude.
Electricité. Tout pareil que chez nous.
Laisser le kit de survie électrique du baroudeur au
grenier.
Habillement. Beaucoup de foulards en
Malaisie. Mais on est loin de l'Iran ou du Pakistan : les
couleurs sont éclatantes, les tchadors se déclinent sur
des tons rose fushia, vert pomme ou jaune canari. La
sortie du ferry de Penang, aux petites heures de la
matinée, est un bonheur pour les yeux : une marée de
foulards de toutes les couleurs se précipitent sur le
quai pour y attraper le bus. Les Chinoises et les
Indiennes portent minijupes et hauts talons aux côtés
de leurs soeurs malaises drapées. Aucune tension
apparente, et en tous cas, jamais un seul regard de
travers envers les filles habillées comme chez nous. Une
Occidentale portant le foulard réussirait juste à se
rendre ridicule. Eviter les minijupes et les décolletés
en visitant les mosquées. Pour le reste, tout est
permis.
Hôtels. On trouve toute la gamme des
prix, de 30 FF la nuit pour une petite chambre double pas
très nette dans un vieil hôtel chinois à 1000 FF et
plus pour une double dans un palace de standard
international. Seule Kuala Lumpur nous a semblé chère :
compter un minimum de 70 FF la nuit pour une chambre
double dans des hôtels souvent crados. Pour les plus
fauchés, il reste les dortoirs (15 FF la nuit). Une
adresse sympa et pas (trop) chère : le « Coliseum
hotel » (70FF la double avec ventilateur, tel :
03-2926270). Un rêve colonial délabré, le plus ancien
hôtel de la ville. On pousse les doubles baies vitrées
à l'allure de western, et l'on se retrouve perdu dans le
Kuala Lumpur colonial. Les chambres fleurent bon les
années 30, le bar enfumé a conservé les crochets à
fusils où les riches planteurs se délestaient de leur
artillerie. Une seule réserve pour les noctambules :
l'hôtel ferme ses portes à minuit et ne les rouvre
qu'à 10 heures. Ca nous a valu une partie de nuit sur un
trottoir. Bonjour les rats et les moustiques. |